(…)
Abordons maintenant le sujet qui tient à la personnalité du Grand monarque, Roi issu du Sacré-Coeur du Seigneur Jésus qui est Le Roi des rois et Le Roi d'Amour Universel, donc Catholique.
Si l'on retient les seuls critères externe et naturel de notre jugement trop humain, la réalité du personnage ne saute pas immédiatement aux yeux. L'excellence de sa personne est avant tout intérieure étant donné que l'Enfant-Dieu en personne lui a communiqué une partie de la Sagesse Eternelle. Le roi a par conséquent une manière tout à fait particulière d'aborder les faits et les évènements les plus divers en leur attribuant un jugement lumineux, une explication céleste, stupéfiante pour le commun des rationnels mais ô combien fondée dans le droit et le vrai. c'est la raison pour laquelle et selon les prophéties qui en apportent l'illustration, ce roi est au dessus de tous les rois de la terre. C'est Dieu qui lui a forgé cet état d'âme par une mise à l'épreuve rigoureuse depuis ses plus tendres années, assortie de consolations extraordinaires.
Selon la prophétie de 1689 à Marguerite-Marie, "...il faut laisser agir la puissance de l'adorable Coeur de Jésus..."
Pour comprendre la position généalogique de notre Roi du xx° siècle, vivant au XXI selon le calendrier officiel, il est bon de nous remémorer l'origine des fondements légaux de la dynastie royale à travers la Loi Salique :
Il est impossible aujourd'hui d'affecter l'époque précise de la première assignation de la loi Salique. Tout ce qu'on peut assurer avec quelque certitude, est que cette codification fut faite au-delà du Rhin, avant l'époque de l'invasion. L'édition qu'en donna Clovis est rapportée par le président Hénault en l'année 5II, et celle que publia Charlemagne, qui y introduisit des changements notables, parut en l'année 798. Quant à l'ancienne rédaction, elle nous a été conservée par un manuscrit de l'abbaye de Fulda (Germanie) d'une origine très reculée, publié par Hérold dans son recueil intitulé :
Leges antiquae Germanorum.
Toutefois nous pensons que ce code, le plus ancien des lois des Barbares que nous ayons, représente encore très exactement l'état de la législation au commencement du 6e siècle, c'est-à-dire au moment où Clovis, par son alliance avec le clergé catholique, fonda la monarchie dans les Gaules, et y devint selon le bon vouloir divin le prince le plus puissant, Catholique résolu , de chef d'une peuplade peu nombreuse et mystérieuse qu'il était auparavant. A connaître la loi Salique, il ne faut pas s'imaginer que l'on connaît la constitution et les lois sous lesquelles vivaient alors les peuples de la Gaule.
Retournons maintenant à l'histoire Galate de notre France bien aimée.
Parmi les nations qui, dans les quatrième et cinquième siècles, s'élancèrent sur les Gaules pour saisir un empire que les Gaulois n'avaient jusque-là cédé qu'à la fortune de César, on distingua la nation des Francs, et particulièrement la tribu des Saliens, et celle des Ripuaires. La peuplade dont nous retiendrons le nom est "les saliens". Pourquoi les saliens ? C'est en effet cette nation qui, forte par sa vaillance, plus que par le nombre de ses guerriers, secoua par la force des armes le joug que les Romains s'efforçaient d'appesantir sur elle ; ce sont ces mêmes Francs Saliens qui, après avoir reçu la Grâce du Baptême, recueillirent avec soin les corps des saints martyrs, que les Romains avaient livrés aux flammes, au fer et aux bêtes féroces.
Revenons à l'écrivain-historiographe Flavius Joseph qui nous apprend ceci : Les Gaulois viennent de Gomar, père hébreux fondateur des gomarites, que les Grecs appellent Galates ou Gaulois. De grands érudits catholiques confirment ce décret comme St Jérome, Docteur de l'Eglise et traducteur officiel de la Bible appelée Vulgate.
De fait, toutes les maisons royales d'Europe descendent de David, roi de la Tribu de Juda. Mais seule, la Maison Royale de France est l'héritière du droit d'aînesse par la lignée MALE. La Loi Salique appliquée dans l'Ancienne Alliance dispose que tout aîné mâle reçoit en héritage la succession familiale, en vertu des principes divins.
Le plus grand nombre des habitants de la Gaule appelée Galatie était régi par la législation romaine, modifiée par les lois du clergé catholique, décrétées en concile ; celles-ci étaient d'autant plus obligatoires pour eux, que si, au milieu des Barbares qui avaient envahi la France, au midi, à l'est et dans le nord, et qui étaient parvenus jusqu'aux extrémités de l'Armorique, ils avaient refusé de reconnaître l'autorité des lois ecclésiastiques, des évêques et des clercs, les seuls hommes civilisés, imprégnés de la vertu de Foi et de Charité à l'époque, les auraient laissés sans protection ; ils seraient devenus serfs ; selon le credo : "veritas liberabit vos".
L'unité de l'Église, et l'empire spirituel que le clergé exerçait sur toutes les classes et dans toutes les parties de la France, lui donnaient la force de résister à la violence des chefs des Francs, à la domination un peu plus civilisée des rois des Bourguignons et des Visigoths.
Clovis devina cette influence salvatrice, et en se faisant le disciple et le défenseur du collège presbytéral puissant de l'Eglise dont NSJC est la Tête et le Corps Mystique, il devint le premier homme raisonnable de la nation Franque Catholique.
Ainsi, l'esprit des saliens a-t-il donné la loi salique dont nous pouvons apprécier les effets bénéfiques y compris dans les diverses constitutions républicaines contemporaines et laïques, loi survivant tant bien que mal aux travaux de sapement des idéologues révolutionnaires.
Brève Généalogie Davidique des rois Francs :
Pour des raisons objectives de sécurité, il nous est apparu prudent de ne divulguer aucun patronyme ni aucune référence cognatique relativement à la gravité des temps.
D'autre part, et à l'effet de ménager les sensibilités monarchiques et n'offrir au démon aucune querelle dont il pourrait tirer grand profit, nous allons nous borner à l'étude de quelques indices à partir desquels pourra jaillir aux yeux des lecteurs l'extraction du Grand Dynaste.
Les évangiles nous apprennent que la Vierge Marie et St Joseph sont issus de la tribu de Juda . De la même manière, les rois Francs proviennent par filiation mâle via Zarah, fils de Juda de cette même souche : Hector, descendant au 9°degré de Zarah, est l'ancêtre de Clovis, premier roi catholique de France. Pour rendre la généalogie de nos rois plus insigne encore, la céleste Providence permit au roi Marcomir IV d'épouser en 129 ap. Jésus-Christ, Athildis, fille de Coel qui était apparentée à NS Jésus-Christ et à la TSV Marie par son ancêtre St Joseph d'Arimathie qui descendait lui-même du Roi David. De Marcomir IV résultent les différentes branches de la Maison Royale de France, à savoir :
- les Mérovingiens du nom du roi Mérovée, descendant au 16° degré de Marcomir IV précité ;
- les Carolingiens issus de Sigimer (rameau de Marcomir IV) via Charles Martel et Charlemagne;
- les Capétiens, relevant encore de la ligne de Marcomir IV via Hugues Capet, Louis IX (saint)et ses successeurs au trône de France.
Les différentes branches de la Maison Royale de France jusqu'à la dernière (Bourbons) peuvent s'enorgueillir à juste titre d'être une race de choix, race glorieuse mise en place par le Ciel pour faire valoir les prérogatives de Dieu sur terre, volontés réitérées notamment à Louis XIV par l'entremise de Ste Marguerite-Marie Alacoque, comme nous l'avons dit précédemment.
A l'heure où les français doutent beaucoup du retour imminent de la monarchie, il suffit de leur dire ceci : Comment Dieu qui par privilège exclusif a élu la France fille aînée de l'Eglise, pourrait-Il la laisser indéfiniment aux mains des barbares franc-maçons et autres suppôts de Satan?
Le Seigneur Dieu de l'Univers est avant tout une personne (de la trinité) logique et emplie d'Amour Miséricordieux envers ceux qui L'invoquent comme l'exprime si magnifiquement le Roi David dans le psaume 50 : "miserere mihi Domine secundum magnam misericordiam tuam..."
- Votre miséricorde Seigneur, s'accomplit aujourd'hui pour nous afin de nous délivrer puissamment de l'ennemi infernal ! Or donc, le Monarque que Vous nous avez promis ne peut tarder à surgir puisque nous sommes ici-bas aux portes de l'enfer !
Henri de la Croix - 2003
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lundi 8 février 2010
jeudi 4 février 2010
La mission divine de la France.
"Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir" a dit Joseph de Maistre. Celle de la France est d'exécuter les gestes de Dieu, « GESTA DEI PER FRANCOS ! »
Et le grand Philosophe d'ajouter. "Le châtiment des Français sort de toutes les règles ordinaires et la protection accordée à la France en sort aussi; mais ces deux prodiges réunis se multiplient l'un par l'autre, et présentent un des spectacles les plus étonnants que l'œil humain ait jamais contemplés (Considérations sur la France, ch. II, p. 8 et p. 27.).
Strabon, le grand Géographe de l'Antiquité, semble l'avoir pressenti quand il écrit de la Gaule: "Personne ne pourrait douter, en contemplant cette œuvre de la providence, qu'elle n'ait disposé ainsi ce pays avec intention et non au hasard."
En effet, Dieu a toujours préparé ses voies. De toute éternité, dans Sa prescience des événements, il avait jeté son dévolu sur notre pays et choisi notre peuple pour succéder au peuple Juif et remplir, pendant l'ère chrétienne, la mission divine qui avait été assignée à ce dernier sous l'Ancien Testament.
Cette mission a été et demeure la plus glorieuse, assurément, de toutes celles qu'Il a jamais confiées à une nation. Aussi, parce que cette mission -- en raison même de son importance -- fera encourir fatalement à la France les assauts répétés de l'Enfer déchaîné, va-t-Il, dans Sa prescience des événements, lui donner un protecteur d'autant plus puissant que les attaques infernales seront plus farouches, Il choisit alors le plus puissant et le premier de tous les Anges, le Chef de toutes les Milices Célestes, le grand vainqueur de Satan: Saint Michel, qui est associé à toutes les grandes pages de notre Histoire, inspira personnellement notre Jeanne d'Arc et lui déclara: "Je suis Michel, le Protecteur de la France."(*)
(*) Voir: de la Franquerie: "Mémoire pour le renouvellement de la Consécration de la France à Saint Michel", préfacé par S. Exc. Monseigneur de la Villerabel, Evêque d'Annecy.
Déjà, les peuplades de la Gaule croyaient à l'immortalité de l'âme et méprisaient la mort et, bien avant la naissance du Christ, avaient le culte de la Vierge qui devait enfanter le Sauveur du Monde, culte que Notre-Dame de Chartres a continué en le christianisant.
Dans la lutte engagée entre Vercingétorix et César -- cinquante ans avant l'avènement du christianisme -- ne peut-on voir encore l'un des signes de la prédestination de notre pays, dont le jeune chef inflige à Rome -- c'est-à-dire au paganisme officiel -- la sanglante défaite de Gergovie? Ephémère victoire, sans doute, puisque l'héroïque chef gaulois est vaincu en définitive et que, magnanimement pour sauver son peuple des représailles romaines, il s'offre en holocauste, est traîné en esclave derrière le char de César et est égorgé à Rome dans cette prison Mamertine où, un siècle plus tard, le premier Vicaire du Christ, Saint Pierre, sera crucifié.
Autre marque de la prédestination de notre Pays: le seul être qui ait volontairement apporté un soulagement matériel au Divin Maître au cours de sa Passion, Véronique, n'était-elle pas une Gauloise, originaire de Bazas? Le premier converti du Sacré Cœur, qui fut aussi le premier à oser proclamer la divinité du Sauveur, Longin, n'était-il pas Gaulois lui aussi? N'est-il pas logique, puisque notre Patrie a une mission divine à remplir, que Dieu ait voulu que ce soit une femme de chez nous qui transmit au monde entier l'image de sa Sainte Face et qu'un soldat de notre Pays ouvrit son Cœur adorable d'où devaient jaillir tous les trésors de grâce, d'amour et de résurrection qui, depuis lors, ne cessent d'embraser les âmes droites et qui doivent les irradier davantage encore à l'approche des derniers temps.
Ajoutons encore qu'en mourant, Notre Seigneur regardait du côté de l'Occident, et que, le jour de son Ascension glorieuse en montant au ciel, Son regard se portait toujours du même côté, comme s'Il avait voulu unir dans un même geste d'amour suprême Rome et notre France, Son Église et Son Royaume de prédilection (Voir les recherches de Saint Ignace de Loyola par les Bollandistes).
Enfin, les premiers Evangélistes qui apportent à la Gaule "la bonne Nouvelle" sont Madeleine, Marthe et Lazare. Lazare, image de la résurrection de la France. Madeleine, la grande pécheresse, mais l'âme au grand repentir et au grand amour qui symbolise à l'avance notre France pécheresse d'aujourd'hui, et notre France repentante et amoureuse de demain; Madeleine, que le Christ a sauvée d'un regard et pour laquelle Il eut une toute particulière et tendre affection. En donnant à notre Pays Ses amis de dilection, le Sauveur pour la première fois lui donnait Son Cœur.
De son côté, la Vierge Immaculée voulut également manifester avec éclat l'amour dont Son Cœur débordait pour notre Pays: A ces Amis de dilection que Son Fils envoie en Gaule, Elle confie ce qu'Elle a de plus sacré au monde, le corps de Sa Mère, Sainte Anne, pour qu'ils le déposent dans notre sol, pour bien montrer qu'Elle considérait que notre Peuple était plus capable qu'aucun autre de La remplacer sur terre pour entourer cette tombe si chère de respect, de vénération et d'amour.
Puis, si l'on en croit le Martyrologe Romain, le Pape Saint Clément envoie dans notre pays Denys de l'Aéropage, converti par Saint Paul et qui a assisté la Vierge à ses derniers moments. Denys s'installe à Lutèce et fait de nombreuses conversions.
Après plusieurs arrestations et supplices, il est décapité avec quelques autres Chrétiens, sur la Colline de Mars, appelée depuis lors Mons Martyrum ou Montmartre (a l'endroit même où a été édifié le Sacré-Cœur), et enseveli à Saint-Denis. Ses restes furent, de tous temps, l'objet d'une vénération particulière, et il y a bien peu d'événements de notre Histoire auxquels l'Abbaye de Saint-Denis ne soit mêlée. La Basilique est le sanctuaire où sont enterrés tous nos Rois et où est déposée la vieille Bannière qui nous a si souvent conduits à la victoire au cri de "Mont-joye Saint-Denis". Aussi n'est-on pas surpris de voir un Allemand, l'auteur de "la Mystique divine, magique et diabolique" (Voir Santo. "Les crimes allemands". -- "La chaine infernale et ses 33 anneaux".) s'écrier:
"Détruisez la basilique de Saint-Denis: dispersez au vent les ossements de leurs Rois; abattez, réduisez en cendres cette Basilique de Reims, où fut sacré Klodowig, où prit naissance l'Empire des Francs, faux frères des nobles Germains; incendiez cette Cathédrale". Il avait bien compris, le misérable, ce que sont Reims et Saint-Denis: les deux symboles de notre Histoire Nationale.
Il ne faisait, il est vrai, que continuer les traditions sauvages de sa race. Déjà, au début des invasions barbares, le général romain Cérialis disait très justement aux Gaulois:
"Les mêmes motifs de passer en Gaule subsistent toujours pour les Germains: l'amour des plaisirs, celui de l'argent, et le désir de changer de lieu. On les verra toujours, quittant leurs solitudes et leurs marécages, se jeter sur les Gaules si fertiles, pour asservir vos champs et vos personnes..." (P. Champion "Galerie des Rois", page 22.)
Cérialis avait dit vrai. Pendant plusieurs siècles, les tribus germaniques ne cessèrent de ravager la Gaule. C'était le temps où nos Evêques prenaient la tête de la résistance aux envahisseurs et méritèrent de s'appeler les défenseurs de la cité; le temps où les Monastères étaient les refuges de la civilisation et où les moines défrichaient non seulement le sol de notre France, mais son âme et y semaient à profusion toutes les vertus qui devaient y germer en une éclosion magnifique et nulle part égalée. Comment ne pas citer Saint Martin, le grand apôtre de nos campagnes et le fondateur de Ligugé...? Déjà, à cette époque, la foi rayonnait de la Gaule sur les autres Pays: Saint Patrick qui convertit l'Irlande n'était-il pas un disciple de l'Evêque de Tours...?
Au milieu du Ve Siècle, pour châtier le monde tombé dans l'arianisme, Dieu permit qu'Attila ravageât, avec ses Huns, les peuples hérétiques. Redoutable par son génie et par sa cruauté, il mit tout à feu et à sang sur son passage, égorgeant les populations terrifiées. Quand le châtiment eut été assez grand, Dieu suscita alors un autre Chef pour vaincre celui qui s'appelait justement "le fléau de Dieu" et sauver son Église: Mérovée, le Roi des Francs. Mérovée était païen, mais il avait l'âme généreuse et le cœur droit; il souffrait de voir les tortures des populations chrétiennes et résolut d'arrêter l'envahisseur. Il le rencontra aux Champs Catalauniques, non loin de Reims, où son petit-fils, Clovis, devait être baptisé et sacré. Il tailla en pièces les Huns qui s'enfuirent de l'autre côté du Rhin, laissant au vainqueur un immense butin. Mérovée avait sauvé le monde chrétien et magnifiquement inauguré les gestes de Dieu par les Francs. Aussi Dieu permit-il qu'il donnât son nom à la première branche de nos Rois.
***
Comme s'il voulait que notre Pays ne fut étranger à aucun des grands événements chrétiens, Dieu permit qu'il fut mêlé au triomphe de l'Eglise sur l'Empire Romain. L'homme choisi par le Christ pour être le sauveur de la chrétienté fut Constantin l'Empereur des Gaules. Et c'est sur notre sol, à la tête de ses légions, composées en partie d'hommes de chez nous que la croix lumineuse lui apparût avec cette fulgurante promesse de victoire; In hoc signo vinces! et qu'il se convertit (*)
(*) La tradition bourguignonne place l'apparition de la Croix dans la région de Paray-le-Monial (cf. le musée du Hiéron à Paray-le-Monial), d'autres disent que ce fut lorsqu'il traversait les Alpes.
"Quand le temps fut arrivé, que l'Empire Romain devait tomber en Occident, Dieu, qui livra aux Barbares une si belle partie de cet Empire, et celle où était Rome, devenue le Chef de la Religion, destina à la France des Rois qui devaient être les défenseurs de l'Eglise. Pour les convertir à la Foi, avec toute la belliqueuse Nation des Francs, Il suscita un Saint Rémi, homme apostolique, par lequel Il renouvela tous les miracles qu'on avait vus éclater dans la fondation des plus célèbres Eglises, comme le remarque Saint Rémi lui-même dans son testament.
Ce grand Saint et ce nouveau Samuel, appelé pour sacrer les Rois, sacra ceux de France, en la personne de Clovis, comme il dit lui-même, pour être les perpétuels défenseurs de l'Eglise et des pauvres", qui est le plus digne objet de la Royauté. Il les bénit et leurs successeurs, qu'il appelle toujours ses enfants, et priait Dieu, nuit et jour, qu'ils persévérassent dans la Foi: prière exaucée de Dieu avec une prérogative bien particulière, puisque la France est le seul Royaume de la Chrétienté qui n'a jamais vu sur le trône que des Rois enfants de l'Eglise (Bossuet: "Politique tirée de l'Ecriture Sainte" L. v. VII, art. 6, 14e prop.).
Le savant Cardinal Baronius écrit dans ses "Annales ecclésiastiques" (Caesar Baronius, Annales ecclesiastici, 1593-1607, tome IV, pages 420. Bibli. Nat. H. 106.):
"A la chute de l'Empire d'Occident, trois races de barbares occupaient les Gaules: les Goths, les Burgondes et les Francs.
Tout marchant à la dérive, la Divine Providence destina à survivre et à s'épanouir dans les âges futurs, le seul de ces peuples où devait s'épanouir aussi, au plus haut degré, le culte de la piété, de cette piété dont Childéric fut la fleur et Clovis le fruit (*)
(*) "Deproratis penitus rebus Divina Providentia factum est ut ejus tantum modo gentis regnum ad posteros feliciter propagaretur, penes quam cultus pietatis foret excellentius effulsurus, cujus in Childerico ut dictum est flores apparuerunt, in Clodoveo autem collecti sunt fructus."
Pour protéger son Eglise naissante contre les flots envahissants de l'hérésie (L'Arianisme.) et de la barbarie qui régnaient sur tous les trônes d'Orient et d'Occident...
... Dieu paraît avoir institué les Rois de France et les a fait s'élever sur les ruines des peuples non Catholiques disparus.
C'est pour cela que tous les peuples entachés d'hérésie... furent expulsés ou absorbés par les Francs, suivant la parole de Notre Seigneur: tout arbre que n'a point planté mon Père sera arraché".
C'est pour cela que le Royaume des Francs s'est épanoui dans une riche et luxuriante végétation arrosée par sa piété...
Tout cela est d'une évidence qui se touche du doigt.
... Il ne fallait rien moins qu'un tel Saint (Rémi), d'une telle vertu, d'une telle inspiration divine pour amener des ténèbres de la gentilité à la lumière de l'Evangile, la noble Nation des Francs et son très illustre Roi.
Comme il ne fallait rien moins qu'un tel Roi (Clovis), pour illustrer le premier de tous et à jamais, son royaume de l'impérissable éclat de la religion du Christ, pour entourer d'un amour sans défaillance, d'une protection perpétuelle, cette même religion du Christ".
C'est ce que reconnaissait le Pape Pélage II:
"Ce n'est pas en vain, ce n'est pas sans une admirable disposition que la Providence a placé la catholique France aux portes de l'Italie et non loin de Rome, c'est un rempart qu'Elle ménageait à toutes deux (Migne. -- Patrologiae cursus completus, patres latini, tome LXXII, page 706, Bibl. Nat. A, de 112 à 329.)".
Mission providentielle de la France, proclamée par Grégoire IX écrivant à Saint Louis (Labbe. -- Tome XI, p. 366 et 367. Lettre rappelée par Saint Pie X le 13 décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc (actes de Pie X, t. V, p. 204 et 205.)):
"De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du Patriarche Jacob; de même le ROYAUME DE FRANCE EST AU-DESSUS DE TOUS LES AUTRES PEUPLES, COURONNÉ PAR DIEU LUI-MÊME DE PRÉROGATIVES EXTRAORDINAIRES.
LA TRIBU DE JUDA ÉTAIT LA FIGURE ANTICIPÉE DU ROYAUME DE FRANCE".
Marquis de La Franquerie.
Et le grand Philosophe d'ajouter. "Le châtiment des Français sort de toutes les règles ordinaires et la protection accordée à la France en sort aussi; mais ces deux prodiges réunis se multiplient l'un par l'autre, et présentent un des spectacles les plus étonnants que l'œil humain ait jamais contemplés (Considérations sur la France, ch. II, p. 8 et p. 27.).
Strabon, le grand Géographe de l'Antiquité, semble l'avoir pressenti quand il écrit de la Gaule: "Personne ne pourrait douter, en contemplant cette œuvre de la providence, qu'elle n'ait disposé ainsi ce pays avec intention et non au hasard."
En effet, Dieu a toujours préparé ses voies. De toute éternité, dans Sa prescience des événements, il avait jeté son dévolu sur notre pays et choisi notre peuple pour succéder au peuple Juif et remplir, pendant l'ère chrétienne, la mission divine qui avait été assignée à ce dernier sous l'Ancien Testament.
Cette mission a été et demeure la plus glorieuse, assurément, de toutes celles qu'Il a jamais confiées à une nation. Aussi, parce que cette mission -- en raison même de son importance -- fera encourir fatalement à la France les assauts répétés de l'Enfer déchaîné, va-t-Il, dans Sa prescience des événements, lui donner un protecteur d'autant plus puissant que les attaques infernales seront plus farouches, Il choisit alors le plus puissant et le premier de tous les Anges, le Chef de toutes les Milices Célestes, le grand vainqueur de Satan: Saint Michel, qui est associé à toutes les grandes pages de notre Histoire, inspira personnellement notre Jeanne d'Arc et lui déclara: "Je suis Michel, le Protecteur de la France."(*)
(*) Voir: de la Franquerie: "Mémoire pour le renouvellement de la Consécration de la France à Saint Michel", préfacé par S. Exc. Monseigneur de la Villerabel, Evêque d'Annecy.
Déjà, les peuplades de la Gaule croyaient à l'immortalité de l'âme et méprisaient la mort et, bien avant la naissance du Christ, avaient le culte de la Vierge qui devait enfanter le Sauveur du Monde, culte que Notre-Dame de Chartres a continué en le christianisant.
Dans la lutte engagée entre Vercingétorix et César -- cinquante ans avant l'avènement du christianisme -- ne peut-on voir encore l'un des signes de la prédestination de notre pays, dont le jeune chef inflige à Rome -- c'est-à-dire au paganisme officiel -- la sanglante défaite de Gergovie? Ephémère victoire, sans doute, puisque l'héroïque chef gaulois est vaincu en définitive et que, magnanimement pour sauver son peuple des représailles romaines, il s'offre en holocauste, est traîné en esclave derrière le char de César et est égorgé à Rome dans cette prison Mamertine où, un siècle plus tard, le premier Vicaire du Christ, Saint Pierre, sera crucifié.
Autre marque de la prédestination de notre Pays: le seul être qui ait volontairement apporté un soulagement matériel au Divin Maître au cours de sa Passion, Véronique, n'était-elle pas une Gauloise, originaire de Bazas? Le premier converti du Sacré Cœur, qui fut aussi le premier à oser proclamer la divinité du Sauveur, Longin, n'était-il pas Gaulois lui aussi? N'est-il pas logique, puisque notre Patrie a une mission divine à remplir, que Dieu ait voulu que ce soit une femme de chez nous qui transmit au monde entier l'image de sa Sainte Face et qu'un soldat de notre Pays ouvrit son Cœur adorable d'où devaient jaillir tous les trésors de grâce, d'amour et de résurrection qui, depuis lors, ne cessent d'embraser les âmes droites et qui doivent les irradier davantage encore à l'approche des derniers temps.
Ajoutons encore qu'en mourant, Notre Seigneur regardait du côté de l'Occident, et que, le jour de son Ascension glorieuse en montant au ciel, Son regard se portait toujours du même côté, comme s'Il avait voulu unir dans un même geste d'amour suprême Rome et notre France, Son Église et Son Royaume de prédilection (Voir les recherches de Saint Ignace de Loyola par les Bollandistes).
Enfin, les premiers Evangélistes qui apportent à la Gaule "la bonne Nouvelle" sont Madeleine, Marthe et Lazare. Lazare, image de la résurrection de la France. Madeleine, la grande pécheresse, mais l'âme au grand repentir et au grand amour qui symbolise à l'avance notre France pécheresse d'aujourd'hui, et notre France repentante et amoureuse de demain; Madeleine, que le Christ a sauvée d'un regard et pour laquelle Il eut une toute particulière et tendre affection. En donnant à notre Pays Ses amis de dilection, le Sauveur pour la première fois lui donnait Son Cœur.
De son côté, la Vierge Immaculée voulut également manifester avec éclat l'amour dont Son Cœur débordait pour notre Pays: A ces Amis de dilection que Son Fils envoie en Gaule, Elle confie ce qu'Elle a de plus sacré au monde, le corps de Sa Mère, Sainte Anne, pour qu'ils le déposent dans notre sol, pour bien montrer qu'Elle considérait que notre Peuple était plus capable qu'aucun autre de La remplacer sur terre pour entourer cette tombe si chère de respect, de vénération et d'amour.
Puis, si l'on en croit le Martyrologe Romain, le Pape Saint Clément envoie dans notre pays Denys de l'Aéropage, converti par Saint Paul et qui a assisté la Vierge à ses derniers moments. Denys s'installe à Lutèce et fait de nombreuses conversions.
Après plusieurs arrestations et supplices, il est décapité avec quelques autres Chrétiens, sur la Colline de Mars, appelée depuis lors Mons Martyrum ou Montmartre (a l'endroit même où a été édifié le Sacré-Cœur), et enseveli à Saint-Denis. Ses restes furent, de tous temps, l'objet d'une vénération particulière, et il y a bien peu d'événements de notre Histoire auxquels l'Abbaye de Saint-Denis ne soit mêlée. La Basilique est le sanctuaire où sont enterrés tous nos Rois et où est déposée la vieille Bannière qui nous a si souvent conduits à la victoire au cri de "Mont-joye Saint-Denis". Aussi n'est-on pas surpris de voir un Allemand, l'auteur de "la Mystique divine, magique et diabolique" (Voir Santo. "Les crimes allemands". -- "La chaine infernale et ses 33 anneaux".) s'écrier:
"Détruisez la basilique de Saint-Denis: dispersez au vent les ossements de leurs Rois; abattez, réduisez en cendres cette Basilique de Reims, où fut sacré Klodowig, où prit naissance l'Empire des Francs, faux frères des nobles Germains; incendiez cette Cathédrale". Il avait bien compris, le misérable, ce que sont Reims et Saint-Denis: les deux symboles de notre Histoire Nationale.
Il ne faisait, il est vrai, que continuer les traditions sauvages de sa race. Déjà, au début des invasions barbares, le général romain Cérialis disait très justement aux Gaulois:
"Les mêmes motifs de passer en Gaule subsistent toujours pour les Germains: l'amour des plaisirs, celui de l'argent, et le désir de changer de lieu. On les verra toujours, quittant leurs solitudes et leurs marécages, se jeter sur les Gaules si fertiles, pour asservir vos champs et vos personnes..." (P. Champion "Galerie des Rois", page 22.)
Cérialis avait dit vrai. Pendant plusieurs siècles, les tribus germaniques ne cessèrent de ravager la Gaule. C'était le temps où nos Evêques prenaient la tête de la résistance aux envahisseurs et méritèrent de s'appeler les défenseurs de la cité; le temps où les Monastères étaient les refuges de la civilisation et où les moines défrichaient non seulement le sol de notre France, mais son âme et y semaient à profusion toutes les vertus qui devaient y germer en une éclosion magnifique et nulle part égalée. Comment ne pas citer Saint Martin, le grand apôtre de nos campagnes et le fondateur de Ligugé...? Déjà, à cette époque, la foi rayonnait de la Gaule sur les autres Pays: Saint Patrick qui convertit l'Irlande n'était-il pas un disciple de l'Evêque de Tours...?
Au milieu du Ve Siècle, pour châtier le monde tombé dans l'arianisme, Dieu permit qu'Attila ravageât, avec ses Huns, les peuples hérétiques. Redoutable par son génie et par sa cruauté, il mit tout à feu et à sang sur son passage, égorgeant les populations terrifiées. Quand le châtiment eut été assez grand, Dieu suscita alors un autre Chef pour vaincre celui qui s'appelait justement "le fléau de Dieu" et sauver son Église: Mérovée, le Roi des Francs. Mérovée était païen, mais il avait l'âme généreuse et le cœur droit; il souffrait de voir les tortures des populations chrétiennes et résolut d'arrêter l'envahisseur. Il le rencontra aux Champs Catalauniques, non loin de Reims, où son petit-fils, Clovis, devait être baptisé et sacré. Il tailla en pièces les Huns qui s'enfuirent de l'autre côté du Rhin, laissant au vainqueur un immense butin. Mérovée avait sauvé le monde chrétien et magnifiquement inauguré les gestes de Dieu par les Francs. Aussi Dieu permit-il qu'il donnât son nom à la première branche de nos Rois.
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Comme s'il voulait que notre Pays ne fut étranger à aucun des grands événements chrétiens, Dieu permit qu'il fut mêlé au triomphe de l'Eglise sur l'Empire Romain. L'homme choisi par le Christ pour être le sauveur de la chrétienté fut Constantin l'Empereur des Gaules. Et c'est sur notre sol, à la tête de ses légions, composées en partie d'hommes de chez nous que la croix lumineuse lui apparût avec cette fulgurante promesse de victoire; In hoc signo vinces! et qu'il se convertit (*)
(*) La tradition bourguignonne place l'apparition de la Croix dans la région de Paray-le-Monial (cf. le musée du Hiéron à Paray-le-Monial), d'autres disent que ce fut lorsqu'il traversait les Alpes.
"Quand le temps fut arrivé, que l'Empire Romain devait tomber en Occident, Dieu, qui livra aux Barbares une si belle partie de cet Empire, et celle où était Rome, devenue le Chef de la Religion, destina à la France des Rois qui devaient être les défenseurs de l'Eglise. Pour les convertir à la Foi, avec toute la belliqueuse Nation des Francs, Il suscita un Saint Rémi, homme apostolique, par lequel Il renouvela tous les miracles qu'on avait vus éclater dans la fondation des plus célèbres Eglises, comme le remarque Saint Rémi lui-même dans son testament.
Ce grand Saint et ce nouveau Samuel, appelé pour sacrer les Rois, sacra ceux de France, en la personne de Clovis, comme il dit lui-même, pour être les perpétuels défenseurs de l'Eglise et des pauvres", qui est le plus digne objet de la Royauté. Il les bénit et leurs successeurs, qu'il appelle toujours ses enfants, et priait Dieu, nuit et jour, qu'ils persévérassent dans la Foi: prière exaucée de Dieu avec une prérogative bien particulière, puisque la France est le seul Royaume de la Chrétienté qui n'a jamais vu sur le trône que des Rois enfants de l'Eglise (Bossuet: "Politique tirée de l'Ecriture Sainte" L. v. VII, art. 6, 14e prop.).
Le savant Cardinal Baronius écrit dans ses "Annales ecclésiastiques" (Caesar Baronius, Annales ecclesiastici, 1593-1607, tome IV, pages 420. Bibli. Nat. H. 106.):
"A la chute de l'Empire d'Occident, trois races de barbares occupaient les Gaules: les Goths, les Burgondes et les Francs.
Tout marchant à la dérive, la Divine Providence destina à survivre et à s'épanouir dans les âges futurs, le seul de ces peuples où devait s'épanouir aussi, au plus haut degré, le culte de la piété, de cette piété dont Childéric fut la fleur et Clovis le fruit (*)
(*) "Deproratis penitus rebus Divina Providentia factum est ut ejus tantum modo gentis regnum ad posteros feliciter propagaretur, penes quam cultus pietatis foret excellentius effulsurus, cujus in Childerico ut dictum est flores apparuerunt, in Clodoveo autem collecti sunt fructus."
Pour protéger son Eglise naissante contre les flots envahissants de l'hérésie (L'Arianisme.) et de la barbarie qui régnaient sur tous les trônes d'Orient et d'Occident...
... Dieu paraît avoir institué les Rois de France et les a fait s'élever sur les ruines des peuples non Catholiques disparus.
C'est pour cela que tous les peuples entachés d'hérésie... furent expulsés ou absorbés par les Francs, suivant la parole de Notre Seigneur: tout arbre que n'a point planté mon Père sera arraché".
C'est pour cela que le Royaume des Francs s'est épanoui dans une riche et luxuriante végétation arrosée par sa piété...
Tout cela est d'une évidence qui se touche du doigt.
... Il ne fallait rien moins qu'un tel Saint (Rémi), d'une telle vertu, d'une telle inspiration divine pour amener des ténèbres de la gentilité à la lumière de l'Evangile, la noble Nation des Francs et son très illustre Roi.
Comme il ne fallait rien moins qu'un tel Roi (Clovis), pour illustrer le premier de tous et à jamais, son royaume de l'impérissable éclat de la religion du Christ, pour entourer d'un amour sans défaillance, d'une protection perpétuelle, cette même religion du Christ".
C'est ce que reconnaissait le Pape Pélage II:
"Ce n'est pas en vain, ce n'est pas sans une admirable disposition que la Providence a placé la catholique France aux portes de l'Italie et non loin de Rome, c'est un rempart qu'Elle ménageait à toutes deux (Migne. -- Patrologiae cursus completus, patres latini, tome LXXII, page 706, Bibl. Nat. A, de 112 à 329.)".
Mission providentielle de la France, proclamée par Grégoire IX écrivant à Saint Louis (Labbe. -- Tome XI, p. 366 et 367. Lettre rappelée par Saint Pie X le 13 décembre 1908 lors de la béatification de Jeanne d'Arc (actes de Pie X, t. V, p. 204 et 205.)):
"De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du Patriarche Jacob; de même le ROYAUME DE FRANCE EST AU-DESSUS DE TOUS LES AUTRES PEUPLES, COURONNÉ PAR DIEU LUI-MÊME DE PRÉROGATIVES EXTRAORDINAIRES.
LA TRIBU DE JUDA ÉTAIT LA FIGURE ANTICIPÉE DU ROYAUME DE FRANCE".
Marquis de La Franquerie.
lundi 25 janvier 2010
Christ-Roi.
Consécration au Christ Roi de France.
"Très Saint Seigneur Jésus-Christ et Très Sainte Vierge Marie, humblement prosternés à Vos pieds, nous Vous reconnaissons et Vous proclamons Roi et Reine de notre France bien-aimée.
Unis à saint Rémy, sainte Clotilde, saint Charlemagne, saint Louis, sainte Jeanne d’Arc et à toutes ces saintes âmes qui Vous ont fait régner sur la France ou l’ont protégée par leurs prières et leur vie immolée, nous voici animés du désir de réparer par un hommage spécial les infidélités de la famille à qui Vous aviez confié notre patrie. Autant qu’il est en notre pouvoir et sans nous attribuer une autorité qui ne nous appartient pas, nous Vous demandons humblement pardon pour l’énorme crime de lèse-majesté que sont tous les péchés, manquements et prévarications de nos rois, de nos évêques et de la noblesse :
– de la rébellion de Philippe le Bel contre Boniface VIII ;
– de la rébellion de Charles VI contre la cérémonie du sacre déclarée inutile pour faire le roi ;
– de la rébellion de Charles VII contre Rome par la signature de la Pragmatique Sanction, hérétique et schismatique ;
– de l’infidélité de François Ier s’alliant avec l’Islam contre la chrétienté ;
– du refus de Louis XIV de se consacrer à Votre Sacré-Cœur et d’arborer Votre emblème sur ses étendards ;
– de sa lutte contre Votre Vicaire suite à la rébellion gallicane du clergé et de la noblesse ;
– de la trahison des engagements de son sacre par Louis XV, refusant de lutter contre la Franc- Maçonnerie, secte impie qui finit par détruire la monarchie française et proclamer Jésus-Christ hors-la-loi ;
– du libéralisme de Louis XVI livrant Votre Royaume aux Juifs et aux Francs-Maçons en signant, dans un moment de faiblesse, la Constitution Civile du Clergé, constitution hérétique et schismatique ;
– de l’apostasie des évêques votant la Déclaration des Droits de l’homme ;
– des mauvais exemples de trop de nobles préférant se servir que servir, tout occupés de jouis-sances et oubliant l’esprit de sacrifice ;
– du doute et du mépris de beaucoup envers les traditions les plus sûres et les plus sacrées.
Pour tous ces graves péchés, nous Vous demandons humblement pardon, Seigneur Jésus, notre Dieu et notre Roi.
Nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que la Franc-Maçonnerie et la Révolution française ne sont pas les causes de nos malheurs, mais la juste conséquence de ces péchés ! Nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que les guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945, la révolution de mai 1968, furent les justes châtiments de nos fautes, celles de nos pères et les nôtres :
– pour avoir diffusé dans le monde entier les idées révolutionnaires ;
– pour avoir commis le péché de libéralisme en concédant toujours plus aux anticléricaux du XIXe siècle ;
– pour n’avoir jamais renié, même lors de la Restauration, les principes révolutionnaires et gallicans ;
– pour nous être ralliés au système politique révolutionnaire et maçonnique et avoir accepté le suffrage universel, expression de la blasphématoire souveraineté du peuple si contraire à Votre Royauté ;
– pour avoir laissé pervertir les intelligences par le modernisme ;
– pour ne pas avoir assez combattu les ennemis de la chrétienté et pour les avoir souvent servis ;
– pour avoir favorisé n’importe quelle solution sauf... la solution voulue par Vous ;
– pour avoir refusé de combattre pour Vous rétablir dans Vos droits de vrai Roi de France ; conservant toujours la déclaration des Droits de l’Homme contre les Vôtres ;
– pour avoir accepté la loi sur le divorce et la séparation de l’Eglise et de l’Etat ;
– pour avoir accepté le meurtre légal des enfants innocents dans le sein de leurs mères et la contraception corruptrice et destructrice de la famille;
– enfin, pour avoir livré la France au pillage des socialo-communistes et des mondialistes capitalistes.
De même, nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que le Concile Vatican II fut un juste châtiment :
– pour les péchés graves des prêtres et des évêques modernistes, enivrés de nouveautés ;
– pour leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères ;
– pour leur haine des saintes Traditions de l’Église ;
– pour leur refus pratique de la conversion demandée à La Salette et des demandes réitérées par la Très Sainte Vierge Marie à Fatima ;
– pour leur collaboration avec le communisme athée ;
– pour leur apostasie lors du vote de la Constitution blasphématoire de 1958 ;
– pour la tiédeur de tous, évêques, prêtres, fidèles.
Que Vos jugements sont justes, ô notre Dieu et notre Roi !
À l’heure où, ayant détruit tous les trônes, ayant investi tous les États chrétiens pour imposer son gouvernement occulte et surtout, ayant substitué à Votre sainte Église une secte gnostique, Votre adversaire croit qu’ayant tout gagné, il peut régner, imposant toutes sortes de péchés, blasphèmes, haines, tyrannies, guerres, montrez Votre Toute-Puissance, en ouvrant cette ère de miséricorde et de paix et en répandant ce déluge de grâces que Vous avez promis. Que Votre sainte Mère écrase la tête de Votre adversaire : Son Cœur Immaculé ne doit-il pas enfin triompher ?
Nous savons que Votre Justice exige une réparation, nous la demandons, nous nous y soumettons, mais pardonnez encore, Seigneur, à notre nation, pardonnez enfin, Seigneur, à tous Vos ennemis ! Seul un Dieu Tout-Puissant peut nous pardonner ! Exaucez la prière que Vous nous avez enseignée, prière que tous les chrétiens, depuis deux mille ans, ont clamée au ciel : « Que Votre règne arrive ! », car nous voulons que Votre Nom soit sanctifié, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! N’avez-Vous pas affirmé : « Je régnerai malgré Mes ennemis. » ?
À l’incessante prière de sainte Jeanne d’Arc, qui, selon le mot de saint Pie X, « vit dans le cœur des Français », nous joignons la nôtre avec instance, répétant avec elle : « Grand Dieu, sauvez la France ! » Ô Jésus-Christ, vrai Roi de France, en ce mois qui est consacré à Votre Sacré-Cœur, en ce jour et en ce lieu où nous commémorons la donation par Charles VII du Royaume de France à Jeanne, qui l’a remis immédiatement entre Vos mains, nous voudrions bien humblement, autant qu’il dépend de nous, mais avec toute l’ardeur de notre cœur français, Vous renouveler ce don de notre patrie, afin que Vous la confiiez à celui que Vous choisirez pour être Votre Lieutenant, chef du Royaume bien-aimé de Votre Sacré-Cœur, digne « fils aîné » de l’Église. Dès maintenant, nous Vous consacrons solennellement nos personnes, nos familles, nos biens, Vous promettant de tout notre cœur, avec le secours de Votre sainte grâce, de Vous servir fidèlement, avec amour, humilité et ferveur. Souvenez-Vous, Seigneur Jésus, de la Foi de Saint Pie X en la mission de la France : « Je n’ai pas seulement l’espérance, disait-il, j’ai la certitude du plein triomphe ». Ce triomphe sera Votre Règne sur la France et par la France sur le monde. Nous croyons que Vous ressusciterez notre patrie et l’Église, car l’une ne va pas sans l’autre. Seigneur Dieu, donnez-nous un saint Roi, Lieutenant du Christ, et un saint pape, Vicaire du Christ, qui gouverneront Votre peuple dans l’union des cœurs et des intelligences pour Votre plus grande Gloire !
Sainte Vierge Marie, notre Mère, notre Médiatrice et notre Reine, laissez-Vous toucher par la prière de vos enfants orphelins. Intercédez auprès du Père afin qu’Il glorifie Son Fils et le Vôtre en Le faisant régner malgré Satan et malgré tous Ses ennemis.
Ô Notre-Dame, hâtez ce jour tant désiré où la France entière à genoux, reprenant la bannière de sainte Jeanne d’Arc, s’écriera :
Vive Jésus-Christ, Roi de France !
Vive Marie, Reine de France !
Vive le Christ qui aime les Francs !"
Fait en l’abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire, le 21 juin 2003, à 16 h 00, pour le 574e anniversaire de la donation de la France à Jésus-Christ par Charles VII en ce même lieu.
"Très Saint Seigneur Jésus-Christ et Très Sainte Vierge Marie, humblement prosternés à Vos pieds, nous Vous reconnaissons et Vous proclamons Roi et Reine de notre France bien-aimée.
Unis à saint Rémy, sainte Clotilde, saint Charlemagne, saint Louis, sainte Jeanne d’Arc et à toutes ces saintes âmes qui Vous ont fait régner sur la France ou l’ont protégée par leurs prières et leur vie immolée, nous voici animés du désir de réparer par un hommage spécial les infidélités de la famille à qui Vous aviez confié notre patrie. Autant qu’il est en notre pouvoir et sans nous attribuer une autorité qui ne nous appartient pas, nous Vous demandons humblement pardon pour l’énorme crime de lèse-majesté que sont tous les péchés, manquements et prévarications de nos rois, de nos évêques et de la noblesse :
– de la rébellion de Philippe le Bel contre Boniface VIII ;
– de la rébellion de Charles VI contre la cérémonie du sacre déclarée inutile pour faire le roi ;
– de la rébellion de Charles VII contre Rome par la signature de la Pragmatique Sanction, hérétique et schismatique ;
– de l’infidélité de François Ier s’alliant avec l’Islam contre la chrétienté ;
– du refus de Louis XIV de se consacrer à Votre Sacré-Cœur et d’arborer Votre emblème sur ses étendards ;
– de sa lutte contre Votre Vicaire suite à la rébellion gallicane du clergé et de la noblesse ;
– de la trahison des engagements de son sacre par Louis XV, refusant de lutter contre la Franc- Maçonnerie, secte impie qui finit par détruire la monarchie française et proclamer Jésus-Christ hors-la-loi ;
– du libéralisme de Louis XVI livrant Votre Royaume aux Juifs et aux Francs-Maçons en signant, dans un moment de faiblesse, la Constitution Civile du Clergé, constitution hérétique et schismatique ;
– de l’apostasie des évêques votant la Déclaration des Droits de l’homme ;
– des mauvais exemples de trop de nobles préférant se servir que servir, tout occupés de jouis-sances et oubliant l’esprit de sacrifice ;
– du doute et du mépris de beaucoup envers les traditions les plus sûres et les plus sacrées.
Pour tous ces graves péchés, nous Vous demandons humblement pardon, Seigneur Jésus, notre Dieu et notre Roi.
Nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que la Franc-Maçonnerie et la Révolution française ne sont pas les causes de nos malheurs, mais la juste conséquence de ces péchés ! Nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que les guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945, la révolution de mai 1968, furent les justes châtiments de nos fautes, celles de nos pères et les nôtres :
– pour avoir diffusé dans le monde entier les idées révolutionnaires ;
– pour avoir commis le péché de libéralisme en concédant toujours plus aux anticléricaux du XIXe siècle ;
– pour n’avoir jamais renié, même lors de la Restauration, les principes révolutionnaires et gallicans ;
– pour nous être ralliés au système politique révolutionnaire et maçonnique et avoir accepté le suffrage universel, expression de la blasphématoire souveraineté du peuple si contraire à Votre Royauté ;
– pour avoir laissé pervertir les intelligences par le modernisme ;
– pour ne pas avoir assez combattu les ennemis de la chrétienté et pour les avoir souvent servis ;
– pour avoir favorisé n’importe quelle solution sauf... la solution voulue par Vous ;
– pour avoir refusé de combattre pour Vous rétablir dans Vos droits de vrai Roi de France ; conservant toujours la déclaration des Droits de l’Homme contre les Vôtres ;
– pour avoir accepté la loi sur le divorce et la séparation de l’Eglise et de l’Etat ;
– pour avoir accepté le meurtre légal des enfants innocents dans le sein de leurs mères et la contraception corruptrice et destructrice de la famille;
– enfin, pour avoir livré la France au pillage des socialo-communistes et des mondialistes capitalistes.
De même, nous reconnaissons aujourd’hui devant Vous que le Concile Vatican II fut un juste châtiment :
– pour les péchés graves des prêtres et des évêques modernistes, enivrés de nouveautés ;
– pour leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères ;
– pour leur haine des saintes Traditions de l’Église ;
– pour leur refus pratique de la conversion demandée à La Salette et des demandes réitérées par la Très Sainte Vierge Marie à Fatima ;
– pour leur collaboration avec le communisme athée ;
– pour leur apostasie lors du vote de la Constitution blasphématoire de 1958 ;
– pour la tiédeur de tous, évêques, prêtres, fidèles.
Que Vos jugements sont justes, ô notre Dieu et notre Roi !
À l’heure où, ayant détruit tous les trônes, ayant investi tous les États chrétiens pour imposer son gouvernement occulte et surtout, ayant substitué à Votre sainte Église une secte gnostique, Votre adversaire croit qu’ayant tout gagné, il peut régner, imposant toutes sortes de péchés, blasphèmes, haines, tyrannies, guerres, montrez Votre Toute-Puissance, en ouvrant cette ère de miséricorde et de paix et en répandant ce déluge de grâces que Vous avez promis. Que Votre sainte Mère écrase la tête de Votre adversaire : Son Cœur Immaculé ne doit-il pas enfin triompher ?
Nous savons que Votre Justice exige une réparation, nous la demandons, nous nous y soumettons, mais pardonnez encore, Seigneur, à notre nation, pardonnez enfin, Seigneur, à tous Vos ennemis ! Seul un Dieu Tout-Puissant peut nous pardonner ! Exaucez la prière que Vous nous avez enseignée, prière que tous les chrétiens, depuis deux mille ans, ont clamée au ciel : « Que Votre règne arrive ! », car nous voulons que Votre Nom soit sanctifié, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! N’avez-Vous pas affirmé : « Je régnerai malgré Mes ennemis. » ?
À l’incessante prière de sainte Jeanne d’Arc, qui, selon le mot de saint Pie X, « vit dans le cœur des Français », nous joignons la nôtre avec instance, répétant avec elle : « Grand Dieu, sauvez la France ! » Ô Jésus-Christ, vrai Roi de France, en ce mois qui est consacré à Votre Sacré-Cœur, en ce jour et en ce lieu où nous commémorons la donation par Charles VII du Royaume de France à Jeanne, qui l’a remis immédiatement entre Vos mains, nous voudrions bien humblement, autant qu’il dépend de nous, mais avec toute l’ardeur de notre cœur français, Vous renouveler ce don de notre patrie, afin que Vous la confiiez à celui que Vous choisirez pour être Votre Lieutenant, chef du Royaume bien-aimé de Votre Sacré-Cœur, digne « fils aîné » de l’Église. Dès maintenant, nous Vous consacrons solennellement nos personnes, nos familles, nos biens, Vous promettant de tout notre cœur, avec le secours de Votre sainte grâce, de Vous servir fidèlement, avec amour, humilité et ferveur. Souvenez-Vous, Seigneur Jésus, de la Foi de Saint Pie X en la mission de la France : « Je n’ai pas seulement l’espérance, disait-il, j’ai la certitude du plein triomphe ». Ce triomphe sera Votre Règne sur la France et par la France sur le monde. Nous croyons que Vous ressusciterez notre patrie et l’Église, car l’une ne va pas sans l’autre. Seigneur Dieu, donnez-nous un saint Roi, Lieutenant du Christ, et un saint pape, Vicaire du Christ, qui gouverneront Votre peuple dans l’union des cœurs et des intelligences pour Votre plus grande Gloire !
Sainte Vierge Marie, notre Mère, notre Médiatrice et notre Reine, laissez-Vous toucher par la prière de vos enfants orphelins. Intercédez auprès du Père afin qu’Il glorifie Son Fils et le Vôtre en Le faisant régner malgré Satan et malgré tous Ses ennemis.
Ô Notre-Dame, hâtez ce jour tant désiré où la France entière à genoux, reprenant la bannière de sainte Jeanne d’Arc, s’écriera :
Vive Jésus-Christ, Roi de France !
Vive Marie, Reine de France !
Vive le Christ qui aime les Francs !"
Fait en l’abbatiale de Saint-Benoît-sur-Loire, le 21 juin 2003, à 16 h 00, pour le 574e anniversaire de la donation de la France à Jésus-Christ par Charles VII en ce même lieu.
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